L'emploi, clef de la richesse.

Publié le par Frédéric

Comme nous l'évoquions dans l'article du 5 janvier 2009 (Indice de développement humain: la France "en force" ), la France a les atouts lui permettant de dépasser la crise actuelle. Un revenu par habitant élevé et le second indice de développement humain au monde sont de solides acquis.

Mais pour rebondir et pouvoir amplifier la richesse nationale, la clef est l'emploi, producteur de richesses.

C'est là ou le bât blesse. Selon le Bureau international du travail (BIT) en 2008, 54% des Français de 15 ans et plus travaillent contre par exemple 58% des Allemands et des Japonais, 62% des Britanniques, 67% des Canadiens. De plus, le taux d'activité des 15 à 24 ans est de 25% en France contre 41% au Japon et 43% en Allemagne, le taux d'activité des 55 à 64 ans est de 40% contre 48% en Allemagne et 65% au Japon (source: OCDE-2006). 

Trois axes de réforme semblent donc à privilégier pour accroître l'offre de travail et le taux d'activité: le droit du travail, le service public de l'emploi et l'Education Nationale.

Le marché du travail français est extrêmement réglementé et, pourtant, les Français sont parmi les plus angoissés des habitants de l'OCDE en ce qui concerne l'emploi. Finalement, cette réglementation excessive a abouti à favoriser ceux qui ont déjà un emploi et à multiplier les barrières pour ceux qui en recherchent. Tout ce qui peut favoriser une meilleure fluidité du marché du travail est à entreprendre, afin de faciliter le passage d'une entreprise à l'autre.

Le service public de l'emploi est en cours de reconstitution avec la création, le 19 décembre 2008, de Pôle emploi réunissant l'ex-ASSEDIC et l'ex-ANPE. A moyen terme, la mise en place d'un réel guichet unique, la formation des 45000 salariés de Pôle emploi aux métiers du placement et de l'indemnisation devrait permettre une intermédiation optimisée entre les employeurs et les demandeurs d'emploi.

L'Education Nationale enfin. Maintenir certaines filières massives (psychologie; histoire; lettres;...) d'enseignement supérieur dont les seules débouchées, pour beaucoup d'étudiants, sont la fonction publique ou le chômage, ne rend service à personne. Ces mêmes étudiants qui défilent pour défendre la liberté de choisir hanteront, amers, 10 ans plus tard, les locaux de Pôle emploi en demandant à bénéficier d'une formation professionnalisante...

Ainsi donc, accroître le taux d'emploi en menant des réformes sur ces 3 fronts permettra de stabiliser, durant la crise, puis de réduire la pauvreté et d'accroître  la richesse nationale et individuelle.  Pour cela, une volonté politique forte de mise en oeuvre de ces réformes et une prise de conscience de chaque citoyen est nécessaire, sans céder aux sirènes des revendications de réformes par les seuls moyens (budgets; effectifs).   

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