Restauration: l'addition est souvent trop salée
Le secteur de la restauration souffre de la crise. Des restaurants ferment, d'autres ne se remplissent plus. Certains restaurateurs font des efforts louables alors que d'autres...
Voici quelques expériences vécues.
3 euros (1/2 heure de SMIC net !) le mini verre de thé à la menthe...Je crois rêver et quand je demande de me laisser la théière, le serveur me dit que normalement c'est "interdit". Pourtant , d'autres restaurateurs ne lésinent pas sur la grande tasse de thé à volonté qui ne leur coûte rien et donne envie au client de revenir quand il fait froid. Par exemple, déjeunez au KLOOG rue Guy Moquet Paris 17 qui vous régalera de ses délicieux thés pour accompagner votre repas ou juste en face au restaurant japonais qui ne lésine pas non plus.
Lourde insistance sur l'apéritif...Et bien non, je ne prends pas d'apéritif car je déjeune en 3/4 d'heure quand je travaille. Je n'ai donc pas le temps et je souhaite garder l'esprit clair pour reprendre mon travail et ne pas sentir l'alcool du fait de mes contacts avec les clients. Et puis, 5 euros le kir...De toute façon, je paierai 13 euros mon unique plat, très bon au demeurant, et aujourd'hui j'ai décidé que cela me suffit comme dépense de restauration.
Lourde insistance sur le café...2€20 le petit noir: je sais que le restaurateur fait sa marge sur le café et le vin. Mais comme le repas n'a pas été gratuit non plus, je me demande s'il n'exagère pas un peu beaucoup. Moins cher, les clients seraient peut-être plus nombreux, non?
Cette fois, j'ai eu l'impression d'être l'ennemi. Une table mal placée, une longue attente de la carte. Je ne prends pas de vin ce qui aggrave mon cas. Mon plat sans pain, na ! Et de l'eau dans une carafe de poupée Barbie ! Je suis puni mais je ne reviendrai pas et je le ferai savoir. Ah mais!
Ce doit être un nouveau concept : manger dans une salle de restaurant aussi froide que la rue ! J'ai oublié mes gants mais je glisse discrètement mon manteau sur mes jambes. Courage ! Après le repas, je décide par prudence de revenir entre le 15 et le 30 août.
Voilà donc la dure réalité que vit parfois l'amateur de restaurants refusant, pour combien de temps encore, de venir travailler avec son casse-croûte. Le client ne demande pas à être roi, juste à bénéficier d'un service et d'un prix normal. Heureusement, certains restaurateurs l'ont bien compris.