Le déshonneur des "élites": la crise vue par ceux d'en-bas

Publié le par Frédéric

Après Jérôme Kerviel et ses 5 milliards de perte voici Bernard Madoff avec ses 5O milliards. Quel sera le prochain et pour quel montant ? 5OO milliards peut-être...
Ajoutons des banques perdant des centaines de milliards suite à des engagements sur du n'importe quoi...

Mais qui sont ces gens ? Quels managers sont-ils ? Ces organismes financiers ne sont-ils pas peuplés, dans leurs étages supérieurs, de représentants de "l'élite"? Vous savez, ces personnes issues de "grandes écoles" avec un diplôme leur permettant de ne jamais se retrouver au chômage puisqu'il leur suffit d'ouvrir leur carnet d'adresses.

Céder à la démagogie facile est un risque mais quand le comble est dépassé semaine après semaine, il n'est plus possible de ne pas s'interroger.

En démocratie, les privilèges (absence de chômage; rémunération élevée)  sont la contrepartie d' un talent certain ou de la méritocratie due à des études brillantes. En tout cas, ces avantages sont acceptés s'il s'avère que les bénéficiaires conduisent à la réussite une entreprise, un projet collectif. Certes, il peut y avoir débat sur les privilèges accordés (par exemple la rémunération des footballeurs...) mais la différence avec les gens "d'en bas"  est tolérée sinon acceptée par reconnaissance implicite de capacités rares.

Or, nous voyons depuis l'été 2007 un défilé d'escroqueries, de malversations, d'erreurs énormes faites par des représentants des élites. Des managers qui ne conduisent pas leurs entreprises, qui ne maîtrisent pas les risques, qui parfois bafouent leurs clients en s'amusant avec leur argent.

Mais que leur-a-t-il été appris dans leurs grandes écoles ? Ces cadres "très supérieurs" qui se déplacent toujours en groupe afin de montrer leur puissance, qui surenchérissent sur leurs relations nombreuses pour démontrer leur force, n'ont-ils jamais parlé à leurs pairs de certaines de leurs initiatives douteuses afin d'avoir un avis extérieur leur disant NON !  

Nous sommes face à un non-management total dans certaines de ces entreprises où des individus jouent au loto avec les budgets. Nous sommes face à une non-organisation totale dans d'autres entreprises avec un dictateur tout-puissant pouvant à lui seul détruire 50 milliards.

Il ne s'agit pas de quelques initiatives individuelles malheureuses ou relevant de l'escroquerie mais d'une vague de fond d'incompétence et de malversations au sein du secteur financier.

L'honneur des écoles ayant formé ces élites,  l'honneur des cadres dirigeants qui devraient montrer l'exemple au regard de leurs privilèges a été anéanti. Pour le moment, la prise de conscience ne semble même pas se faire...      

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